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La Suisse Normande
Un avant goût de montagne
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
En 996,saint Guillaume de Volpiano, moine puis abbé de Saint-Bénigne de Dijon (puis de la Trinité de Fécamp), demande au duc Richard Ier de Normandie de donner l'église de Saint-Aubert (et ses revenus) à l'abbaye bourguignonne. Mais, peu de temps après, il faut l'intervention de Richard III (duc de Normandie de 1003 à 1026) pour reprendre "des mains d'Atto le Fou, pour le prix de cent livres, les églises de Saint-Aubert-sur-Orne et de Longchamp ; il les restitue à Saint-Bénigne en s'en constituant l'avoué". Cette dernière abbaye l'échangera ensuite avec l'abbaye Saint-Étienne de Caen. La cure de Saint-Aubert était « à la présentation » de l'abbaye Saint-Étienne de Caen (ie : c'est l'abbé de Saint-Étienne qui proposait le nom du futur curé à l'évêque de Bayeux chargé de sa nomination).
En 1698 — dans le "Mémoire" sur l'état de la généralité d'Alençon établi par l'Intendant : M. de Pommereuil — à propos de l'exercice de la justice, il est précisé : « Outre les juridictions royales, il y en a de seigneuriales […] la juridiction de Saint-Aubert (est dévolue) aux religieux de Caen… ». 
 
Avant la Révolution de 1789, une haute justice se tenait à Saint-Aubert (près de la vieille église et du gué sur l'Orne). En 1789, en prévision des États générauxconvoqués par le roi Louis XVI au château de Versailles, la paroisse de Saint-Aubert (dans le bailliage de Falaise) désigne deux députés du tiers état : Louvet et Désange, pour siéger à l'Assemblée provinciale des trois ordres (Société d'Ancien Régime) de Normandie, le 16 mars 1789 à Rouen.
Au siècle dernier, les habitants étaient surnommés les « usuriers de Saint-Aubert » compliment ou sobriquet critique signifiant mauvais prêteur ?
 

Le gué sur l'Orne