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La Suisse Normande
Un avant goût de montagne
 

Eglise St Martin

 
 

L'église St Sauveur

 
"Avant la Révolution de 1789, il y avait, comme aujourd'hui, deux églises à Condé, St.-Martin et St.-Sauveur. St.-Martin était la principale et St.-Sauveur, qui n'était, dans l'origine, que la chapelle du château, était une simple annexe de St.-Martin. Depuis la Révolution, elle est devenue l'église principale, à cause de sa position au centre de la ville. (A de Caumont 3-9)
L'église St.-Martin, paroisse dépendante de Condé, n'est pas facile à analyser, parce que, comme beaucoup d'autres églises de cette région, les murs, construits en pierres dures et irrégulières, ont toujours offert peu de caractère, et que les besoins de la population croissante ont déterminé à faire des additions et des changements à diverses époques." (A de Caumont 3-10)

Notre Dame de bon secours

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Dès le xviiie siècle, Condé est l’une des cités les plus actives du département. La fabrication de la toile, des draps et du lin fait vivre environ 7 000 ouvriers. La coutellerie est également réputée.
Au début du xixe siècle, les petites filatures hydrauliques s’installent à Condé. La première imprimerie date de 1829. Dans les années 1860, la ville est à l’apogée de son développement économique avec une grande industrie textile (on compte alors 55 filatures hydrauliques, 8 000 métiers à tisser) à laquelle s’ajoute un artisanat très actif. Elle obtient en 1868, pour accompagner ce développement, la création du chemin de fer de la Suisse normande partant de Flers et rejoignant Caen en 1874. Entre temps, l'activité condéenne aura cependant subi ses premières difficultés : le blocus naval lors de la guerre de Sécession rompt une grande partie de l'approvisionnement en coton et seule une filature reste en activité en 1863. Il y a 650 chômeurs, les actifs voyant leurs horaires très restreints.
 
 
Avec la Seconde Guerre mondiale, Condé connaît ses heures les plus tragiques. La ville est détruite à 95 % par les bombardements qui feront au total 252 victimes. La reconstruction de la ville s’achève en 1963 avec l’inauguration de l’hôtel de ville. Condé-sur-Noireau devient alors la « filleule de guerre » de la ville de Vincennes (Val-de-Marne), qui aide à sa reconstruction.
 
Maisons d'ouvrier en face de l'ancienne usine.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Jules Dumont d'Urville et l'Astrolabe

 
"A la Libération, la ville de Condé sur Noireau a été détruite à 95 %. Témoignages des habitants de l'époque sur des images d'archives (vidéo INA)
Condé-sur-Noireau a subi 27 bombardements, 2 duels d'artillerie. Les 5000 habitants ont fuit le soir du 6 juin 1944, ils rentrent à la fin du mois d'août, derrière les armées de libération, dans une ville morte... Il y avait une odeur pestilentielle au-dessus des ruines de Condé... 231 habitants sont morts, broyés sous les décombres... "