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La Suisse Normande
Un avant goût de montagne

L'église Saint Martin

L'église de Croisilles est du XIIIe. siècle ; à l'extrémité occidentale de la nef, on a ajouté, au siècle, dernier, un clocher octogone porté sur une base carrée et terminé par une sorte de coupole en ardoises. Au clocher près, cette église présente une homogénéité de construction assez rare. Le choeur et la nef paraissent l'oeuvre d'un seul architecte et les différences qui existent entre les deux sont observées avec intention : ainsi le choeur est voûté et la nef ne l'est pas.
La nef n'est éclairée que par des fenêtres très élancées, mais fort étroites, tandis que le choeur est percé de lancettes géminées surmontées d'un oculus. Tout cela est aussi simple que possible, mais assez élégant.
Le choeur est séparé de la nef par une arche élancée, ornée de chaque côté de deux minces colonnettes.
Malheureusement les murs du choeur s'écartent d'une manière effrayante; les voûtes se lézardent, et dernièrement encore une des nervures de l'arche triomphale est tombée.
On voit dans l'église de Croisilles quelques peintures murales figurant des pierres d'appareil avec une guirlande de fleurons crucifères formant bordure.
M. Bouet a trouvé dans le sanctuaire plusieurs pierres tumulaires très-effacées, dont quelques unes ont été déplacées...
De chaque côté du choeur, dans la muraille, un encadrement en pierre contenait une table de marbre maintenant détruite. L'encadrement du côté de l'évangile est très-simple, celui du côté de l'épître, plus orné, est surmonté d'un écusson sur lequel on a cru reconnaître les quinte-feuilles des Patry. Cet écusson est sommé d'un casque taré de front. (A de Caumont 2-579)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
L’activité principale de la commune au 19e siècle reposait sur l’extraction de pierre calcaire et de la chaux. Cette activité a donné son nom au village les « Fours à chaux » où était extraite la chaux. La pierre était cuite, ou sur place, ou dans les fours disséminés sur l’ensemble de la commune.
Trois moulins à eau alimentaient la commune en électricité. Ceux-ci furent abandonnés au profit de l’énergie mécanique avant la guerre 39/45