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La Suisse Normande
Un avant goût de montagne

Les fosses d'enfer

Déformation de Fosse de fer. Fosse vient de fossa qui a pour signification vallon, creux. Cette dénomination est fréquente dans la région (La Fosse à Cahan, La Fosse Arthur à St Georges de Rouelley).
 
L’exploitation du site minier de St Rémy commence dès l’Antiquité.
Un filon affleurant fournit les Romains en minerai de fer. Au XIVème siècle, les «Fosses d’Enfer» initialement dénommées «Fosses de Fer» sont de nouveau exploitées. On extrait le minerai par des galeries à flanc de coteau. Celles-ci atteignent parfois trente mètres.
A la fin du XVIème siècle, les férons abandonnent la «minière de Beaumont», nom cadastral du lieu.
A la fin du XIXème siècle à l’initiative du Sieur Henri de Croisilles, châtelain du village, l’exploitation reprend. Durant près d’un siècle le bassin minier connaît une exploitation industrielle. Des générations d’hommes des profondeurs s’affairent pendant toute une vie pour remonter des entrailles de la terre, le précieux minerai. Des milliers de tonnes sont extraites jusqu’à l’épuisement en 1966. En 1968, l’ère de la mine s’achève. Il ne subsiste plus que le souvenir de l’empire du fer de la famille de Croisilles.
 
De fin octobre 1939 à août 1940, Saint-Rémy-sur-Orne accueille des réfugiés de Volmerange-les-Mines et d'Ottange, villages mosellans situé entre la ligne Maginot et la frontière luxembourgeoise. Les familles logent dans les cités ouvrières, les hommes non mobilisés dans l'armée française étant affectés dans les mines de fer de la région

SMPC de May sur Orne

L'histoire de la mine sous la domination de la S.M.P.C peut être scindée en trois périodes. De 1910 à 1925, de 1925 à 1940 et enfin de 1940 à 1968.

C'est donc en 1910 que se constitua la Société des Mines et des Produits Chimiques à travers la fusion de trois sociétés. Cette société due son essor à son président monsieur Albert Taraud qui la mena jusqu'en 1922.

En 1910, la mine de May était exploitée à travers deux descenderles et la production s 'élevait déjà à 50 000 tonnes par an. Le minerai était donc transporté par câble aérien sur la rive gauche de l'Orne, à une station où il était chargé sur wagons sur un petit embranchement particulier.
 
 
En 1902 est accordée la Concession de Soumont-Saint-Quentin, qui recouvre une superficie très importante, 773 hectares. C’est la Société des mines de Soumont (SMS) qui est chargée de la production. Autour de 1928, une grande vague d’immigration a lieu pour renforcer le travail à la mine. Les trois quarts de la main d’œuvre devient alors polonaise. Aujourd’hui, de nombreux habitants du village sont les descendants de ces immigrés. L’exploitation cessera le 28 juillet 1989, à la suite de la décision de la Société Métallurgique de Normandie (SMN), client unique de la mine, d’utiliser d’autres types de minerais.
Maison de la cité ouvrière "la petite Varsovie"
 
Dernière mine de fer de l’Ouest, le Carreau du Livet présente les engins sur roues et sur rails remontés du fond, le matériel du mineur. On découvre la salle des pendus, les douches, la lampisterie, la descenderie routière qui menait les mineurs à -650 m. Une scénographie, « Les mondes souterrains du Calvados » propose une plongée dans les entrailles de la terre.

Lien: Musée de la mine
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Le bassin ferrière de Normandie

La Basse-Normandie n'est pas une région particulièrement réputée pour son passé industriel, et pourtant elle connut une activité sidérurgique, construite autour de ses mines de fer. Bien que de moindre importance que le bassin ferrifère lorrain, de nombreuses mines furent exploitées entre les départements du Calvados et de l'Orne jusqu'en 1989. Je vous invite à une découverte de ce patrimoine minier sur les principaux sites d'extraction localisés autour de Saint-Germain-le-Vasson, May-sur-Orne et Saint-Rémy-sur-Orne dans le Calvados ainsi que Saint-Clair-de-Halouze et la Ferrière-aux-Etangs dans l'Orne. Un coup de coeur pour le carreau du puits 1bis de la mine de Saint-Clair-de-Halouze qui a été conservé complet autour de son chevalement. Ce site fait actuellement l'objet d'un projet de valorisation. Même dans le grand bassin lorrain on ne retrouve pas un aussi beau témoin de ce passé industriel... Bravo ! 

Bassin ferrière dans l'Orne

Durant des siècles, l'activité minière et sidérurgique a été florissante dans l'Orne. Cette économie locale est encore présente dans les mémoires et sur les sentiers de visites proposés au tourisme bas-normand.
Pendant des siècles dans notre région des hommes ont extrait du minerai de fer. Il y a eu jusqu'à trois mines de fer dans la région de Flers (Orne) jusqu'à la fin des années 70. Il en reste encore aujourd'hui quelques vestiges qui se fondent dans le paysage Bas - Normand.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Maison de la cité minière à Gué Plat

 

Fours de calcination de la Butte Rouge

 

Fours de calcination de la Haie

 

Au puits Léopold Pralon

Maison de la cité minière aux cités du Vieux Fourneau
 
 
 
 

Les Forges du Champ de la Pierre

Fondées en 1572 par Claude de Broon sur sa seigneurie du Champ de la Pierre et de Joué-du-Bois, les Forges demeurent dans la même famille jusqu’au XVIIème siècle, passant en 1702 aux Ricoeur de Bâmont.
Le minerai était tiré, à ciel ouvert, des bois de Rânes puis de la Bruyère à Saint Brice, tandis que le charbon de bois provenait de la forêt d’Ecouves.
Les Forges approvisionnaient clouterie, serrurerie et quincaillerie.

Site Internet
 
 
 
Le minerai de fer se rencontre à la surface d'un grès d'époque secondaire, celui de Ste-Opportune. C'est essentiellement dans le Bois de Rânes que l'on peut le rencontrer. Il faut comprendre que ce grès, visible à l'occasion d'une ancienne carrière près du Bois de Brulevain, repose indifféremment sur le granite d'Athis (à Ste-Opportune), sur le granite d'Avoine (Bois de Rânes) et sur le Précambrien. Plus vers l'Est, ce grès est recouvert par les calcaires d'Écouché. En fait le minerai se trouve dans une couche très superficielle altérée (sorte d'argile à silex).