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La Suisse Normande
Un avant goût de montagne

Les filatures sur l'Orne, le Noireau et la Rouvre

Le Rocray à Cahan
filature proche de Pont érambourg
Filature du pont des Vers
Ancienne filature du Bateau
Ancienne filature du Bateau
Tissage des Vaux de Vère
Filature des îles à Condé sur Noireau
Filature à Condé sur Noireau
 

La filature

En 1850, il existait 34 filatures dans les vallées de l’Orne, du Noireau, de la Rouvre pour un total de 2.000 salariés.
 
 

la filature du Bateau

Cette filature construite en 1830 consommait jusqu’à une tonne de coton de Géorgie par an en 1841 afin d’alimenter les usines de filature de Flers, Condé-sur-Noireau et de Falaise. À cette époque elle comprenait 26 grands métiers à tisser et employait 77 personnes. En 1914, pour les besoins de la guerre, elle a été reconvertie en tréfilerie. En 1927, elle a subi une reconstruction partielle commandée par la Société générale des tissages de Flers pour alimenter les usines de tissage de Flers et du Mesnil-Villement. Elle a fermé ses portes en 1970.

Sources
 

la filature de Saint Christophe

Son origine remonte à 1852. Cette filature de coton utilise comme force motrice une installation hydraulique sur la rivière et une puissante machine à vapeur. Le 8 décembre 1906, un incendie détruit totalement les principaux bâtiments. Près de cent vingt ouvriers, qui étaient employés à la filature, se retrouvent sans travail. 

la filature du Rocray (Cahan)

La première usine était constituée uniquement par la grande maison située sur la rive gauche en bordure du Noireau. Il s'agissait alors d'une filature de coton. Sa construction était antérieure à 1830. 
La force motrice nécessaire à son fonctionnement était alors fournie par une roue hydraulique qui, placée en bout de la maison, était alimentée en eau par le vannage encore existant à l'entrée de la cour des habitations.
La deuxième usine datait de 1865. C'est à cette époque que fut creusé le bief d'alimentation des turbines et que fut établi le barrage qui existe toujours sur le Noireau. La force motrice était fournie par deux turbines hydrauliques et par une machine à vapeur. 
En 1928, après trois ans de fermeture, l'établissement fut racheté par la société Ferodo pour y installer un atelier d'impression de tissus d'amiante. Par la suite, on y fabriquera des liants pour garnitures de freins. En 1979, cette usine employait 168 personnes (2 cadres, 30 collaborateurs et 136 agents). Elle ferma à la fin des années 1980 alors qu'elle occupait encore 120 ouvriers.

la filature du pont des vers (Mesnil villement)

Filature construite en 1858 à l’emplacement de deux moulins à grains à une et deux roues démolis en 1859; tissage construit en 1896; chapelle et crèche construites vers 1930.
Teinture et tissage avec stockage d’hydrocarbure 1896-1992
 

l'usine "le chameau" (Cahan)

Filature de coton créée à la fin des annèes 1830. Elle est agrandie en 1848 et se dote d'une machine à vapeur en 1865. 
Elle ferme ses portes en 1927 et est rachetée pour devenir une usine de fabrication de bottes . La société, délocalisée au Maroc, ferme ses portes en février 2016.
 

Filature sur la Vère

La Vallée de la Vère regroupait de nombreuses activités industrielles avec notamment une partie implantée sur Athis tels que les usines de la Martinique, La Petite Suisse, les Vaux de Vères, Dubourg Fils et Valéo jusque dans les années 90.

La superficie disponible et le faible coût des bâtiments sont les deux principales raisons qui poussent les entreprises à s’implanter dans la Vallée de la Vère.
Au XIXe siècle, la Vallée de la Vère avait une activité de filature. Peu à peu celles-ci ont disparu, et en 1970 l’activité de la filature a presque totalement disparu. L’industrie textile s’est intéressée aux fibres d’amiante, ses propriétés (protéger contre le feu et le froid, isolant thermique et phonique) ont rapidement incité les industriels à profiter de ce matériau. Ces fibres d’amiante sont des fibres minérales très utilisées dans l’industrie textile durant le XXe siècle, ce sont aussi les principales fibres minérales qui ont été travaillées dans la Vallée de la Vère par la société Ferodo, ceci jusqu'en 1977. Progressivement, dans les dernières décénnies, les fibres d'amiante ont été remplacées par les fibres de verre, laine de roche, céramique ou kevlar. Celles-ci ont été utilisées par la société Valéo.

 

Filature Froger Gosselin (St Rémy sur Orne)

Cette filature fut construite en 1865 par la famille Froger. En 1885-90, une fabrique de pansements pharmaceutiques fut annexée à la manufacture. En 1914, l'activité textile cessera. En revanche, l'entreprise spécialisée dans la fabrication produits ouatés poursuivra son activité jusqu'à nos jours. Aujourd'hui, emploie 38 salariés.

Filature de la Bataille (Clécy)

 Le Pont de la Bataille est situé sur une route très ancienne, peut être la voie antique venant de Lisieux et se dirigeant vers Avranches.  La Bataille est connue aussi pour sa filature bâtie sur les soubassements de l’antique moulin du 15e siècle. Cet établissement était le plus important des six filatures de Clécy. Elle fut fondé par un des filateurs condéens Mr Delivet. Elle est en ruine actuellement.
 
 
Cheminée de la filature de la Bataille
 
 
" Novembre 1880  -  Les victimes du travail.  -  Vendredi, à Clécy, un affreux malheur est arrivé dans la filature de la Bataille, appartenant à M. Jules Lecouturier, de Condé. Une pauvre femme, employée dans cette filature, s'est trouvée prise dans la cuirasse de la commande, qui tourne avec une vitesse vertigineuse, et, entraînée dans son mouvement de rotation, elle a été tuée sur le coup. Cette femme ne laisse pas d'enfant, et son mari est ouvrier de filature. "
 
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

HISTOIRE : LA "VALLEE DU COTON" EST DEVENUE ...
"LA VALLEE DE LA MORT"!

Il y a cent ans, dans la région de Flers, qui était dédiée aux filatures, il y avait  plusieurs  usines de coton :
  • Une usine à « La chaussée » ( Tissage).
  • Une autre au « Parc » (Filature)
  • Une troisième à « La Halle » ( Tissage)
  • Une quatrième  à la « Blachardière » ( qui cumulait tissage et teinture)
  • Une usine à Mesnil-Hubert (Filature) rachetée par La Blanchardière,
  • Des Ateliers au Pont-des-Vers dans le calvados voisin où les ouvriers tissaient et teignaient le coton (usine également rattachée à La Blanchardière)
  • Et enfin celle de « La Planchette » (filature et tissage).

Histoire: L'usine du Pont à Caligny

L'ancienne usine Ferodo

 
Ancienne filature de coton puis usine de fibre d'amiante.
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Les vallées du Noireau et de la Vère, avec Athis-de-l'Orne, Flers et Tinchebray concentre l'essentiel des filatures.

Dans le canton d'Athis-de-l'Orne, en 1778, les tisserands fabriquent des toiles à faire des nappes ou doubliers à Athis-de-l'Orne et Sainte-Honorine-la-Chardonne, en 1798 apparaissent les premières siamoises et en 1802 le calicot. En 1810, on note le premier emploi de l'hydraulique à Condé-sur-Noireau dans le département du Calvados, à quelques kilomètres d'Athis-de-l'Orne. En 1823, le canton d'Athis-de-l'Orne a dans ses vallées, 13 des 20 établissement de l'arrondissement de Domfront. De 1846 à 1853: 22 filatures, 1136 ouvriers pour 65471 broches.

L'industrie du coutil est introduite à Flers dans la seconde moitié du xviiie siècle. En 1770, on fabrique uniquement des grosses serviettes et des coutils pour la literie. En 1800, on introduit le coutil à trois lames et en 1818, la fabrication de linge de table. En 1838, la fabrique de Flers se jette dans la fabrication des coutils fantaisie pour vêtements. En 1840, Madame Appert rapporte de Paris le métier à la Jacquart. En 1841, une première machine à sécher marche à la vapeur et en 1855, cinq établissements de blanchisserie utilisent sept machines.

Les premiers tissages mécaniques sont construits entre 1860 et 1870, bientôt augmentés de teintureries et de blanchisseries. De 1898 à 1907 s'érigent les premières filatures, l'industrie de Flers rayonne sur toute la région en incorporant à ses firmes d'importants établissements des départements de la Mayenne et du Calvados. Dès 1860 s'annonce le la désindustrialisation des zones rurales au profit d'une concentration des tissages dans la ville de Flers. En 1869: 30 filatures dans les campagnes flérienne, 21 en 1880.

Dans le canton de Tinchebray, l'artisanat exploite la laine, le chanvre et le lin que l'on cultive encore au milieu du xixe siècle. Aux toiles fabriquées à Montsecret s'ajoutent les droguets de Saint-Pierre-d'Entremont, les tiretaines de Tinchebray, Frênes, Saint-Pierre-d'Entremont, Montsecret qui sont vendues sur les foires de la région. Au début du xixe siècle, Tinchebray possède seulement deux atelier de tissage et une filature à bras. En 1858, on dénombre dans le canton: 3250 métiers à domicile.
À partir de 1852, l'apparition du métier mécanique concentre la main-d'œuvre dans les usines de Flers. À Tinchebray, la filature de Rochefort est fondée en 1870 et cesse toute activité vers 1960-1965.
 
Dossiers dans la base Mérimée Athis-de-l'Orne : filature du Buat, filature de la Martinique, filature de la Planche, filature de Planquivon, filature du Réservoir, tissage des Vaux-de-Vère, Cahan : filatures des Fourneaux, filature du Rocray, Caligny : filature du Pont, filature des Prés, Flers : tissage dit tissage de Maure, tissage des Peupliers, tissage rue de la IIe-Division-Britannique, tissage de la Halle, tissage rue de la chaussée, tissage de la Blanchardière, tissage du parc, tissage de la Planchette, Frênes : filature de la Rosée, Ménil-Hubert-sur-Orne : filature, Montilly-sur-Noireau : filature du Beau Manoir, filature des Fontaines, Saint-Georges-des-Groseillers : filature, tissage, Saint-Pierre-d'Entremont : filature, Saint-Pierre-du-Regard: filature du Baronnet, 2 filatures au Champ Ferment, Tinchebray: filature de Rochefort.