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La Suisse Normande
Un avant goût de montagne
 
Le monument en hommage au maquis de Saint Clair
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Char américain à l'ancienne fromagerie de Berjou
 
 
 
 
 
 
 

Pont Huan

 

Jean Renaud Dandicolle

Définition de la mission : sous le nom de guerre de « René », il vient organiser un réseau, appelé VERGER, dans une zone qui s'étend du nord de la Mayenne jusqu’aux abords de Caen, en liaison avec Claude de Baissac « Denis », chef du réseau SCIENTIST, et sous son autorité. Il fédérera et développera les groupes de résistance dans la zone : en septembre 1943, André Le Nevez, André Masseron et Henri Lampérière ont formé l’embryon du futur maquis de Saint-Clair, au sud de Caen, entre Falaise et Condé-sur-Noireau, dans la région du bocage virois, près de Pierrefitte-en-Cinglais.
  • Janvier. Le 29, il est parachuté en France.
  • Bientôt rejoint par un radio, Maurice Larcher « Vladimir », originaire de l’Île Maurice, Jean travaille essentiellement avec des groupes appartenant à l’OCM (Organisation civile et militaire) disposés à l’action mais aussi formés au renseignement : les groupes de Barbery, Bretteville-sur-Laize, Cesny-Bois-Halbout et Pont-d'Ouilly. Il va les fédérer, les armer et les diriger.
  • Mai. Renaud-Dandicolle fait procéder à des parachutages pour équiper ses troupes. Les fermiers Georges et Eugénie Grosclaude mettent leur ferme du plateau de Saint-Clair à sa disposition pour qu'il y installe son PC et le poste émetteur de « Vladimir », ainsi que pour y stocker les armes parachutées.
  • Juin. Le 5 au soir, le message personnel « Le champ du laboureur dans le matin brumeux » met le maquis de Saint-Clair en alerte. Peu après le débarquement, alors que les Alliés se trouvent gênés par le manque d’information sur la situation et sur les moyens de l’ennemi, il est amené à monter sur le front britannique une importante opération de renseignement tactique analogue à celle que, quelques jours plus tard, la mission HELMSMAN du capitaine Jack Hayes conduira sur le front américain : il s’agit d’observer, à l’intérieur et à l’arrière des lignes allemandes, tout ce qui peut présenter intérêt (points de stationnement des unités, mouvements de concentration, convois, ouvrages de défense, matériel, etc.) et de passer aux Alliés les renseignements ainsi réunis. « René » utilisera pour cela les spécialistes de l’OCM qu’il a maintenant sous son commandement, et les liaisons qu’il a judicieusement organisées ; et les informations réunies seront passées par radio par « Vladimir ».
  • Juillet
À la veille de la Libération de Caen, après avoir considérablement facilité la progression des troupes alliées, « René » est conduit à faire lui-même mouvement vers le sud. Le 7, il réunit ses responsables de secteur pour leur annoncer le repli de son PC sur la Mayenne, les opérations de libération de Caen devant se déclencher, et sa mission l'appelant à rester sur les arrières de l'ennemi. Le soir, il fixe un rendez-vous à Henri Lampérière pour le lundi 10 à Ciral dans l'Orne, pour rétablir les liaisons avec le nouveau PC. Après le départ des agents de liaison, restent six personnes pour passer la nuit à la ferme : « René » ; « Vladimir » ; le lieutenant Harry Cleary, un jeune pilote canadien recueilli la veille par le maquis après que son avion a été abattu ; un responsable local Jean Foucu ; et les fermiers.
Au petit matin du 8, les Grosclaude sont partis traire leurs vaches dans les champs. Vers 6 h et demi, « René » et Jean Foucu sortant de la maison, voient surgir deux sous-officiers allemands. Puis alors que, déjà, ceux-ci ont été abattus, tout un détachement entoure la ferme. « René » donne l’ordre de dispersion ; mais la fuite est aussi impossible que le combat est inégal : seul Jean Foucu parvient à éviter les tirs et à se mettre à l’abri ; les fermiers eux-mêmes ont réussi à se cacher, mais ils sont trahis par leur chien que les Allemands ont lâché et qui les trouve. Pris comme « René », ils seront comme lui, emmenés on ne sait où, et achevés. Aucune trace d’eux n’a jamais été retrouvée. « René » avait vingt ans.
Maurice Larcher et Harry Cleary, partis sans armes tant l'affaire avait été rapide, ont été rejoints et abattus à cinq cents mètres de la ferme.
Les Allemands, découvrant le matériel camouflé et l'émetteur radio, incendient la ferme.

La Lande St Simeon

Stèle aviateurs américains Stèle à la mémoire de quatre aviateurs américains, dont l’appareil B 24 Liberator fut abattu sur la commune par la Flak allemande le 13 août 1944 ; six membres de l’équipage furent faits prisonniers. Le bombardier, surnommé « The Flying Fool », appartenait au 409th Bomber Squadron du 93th Bomber Group de la 8th US Air Force. L’unité était basée en Angleterre, sur l’aérodrome de Hardwick. Deux des aviateurs reposent au cimetière américain de Saint-James. Situation : à côté de la mairie.
 
Mi-août 1944, au nord de la poche de Falaise, le 2. SS-Panzer-Korps ne peut que ralentir l’encerclement des 5. Panzer-Armee et 7. Armee ; les divisions blindées allemandes sont exsangues et épuisées. Le 14 août, Hitler autorise un repli des unités blindées pour préparer une hypothétique contre-attaque. La défense de l’Orne, à l’est de Flers, repose sur le II. Fallschim-Korps, avec son poste de commandement près de Sainte-Honorine-la-Chardonne. Les 9. et 10. SS-Panzer-Division se retirent vers Putanges, via Notre-Dame-des-Rochers. Mais la 11th British Armoured Division libère Flers le 15 août, et au terme de l’opération Blackwater, la 43rd Infantry Division Wessex du Major General Ivor Thomas vient d’établir une tête de pont sur le Noireau. Le 18 août, le 5th Battalion The Wiltshire Regiment entre dans Sainte-Honorine-la-Chardonne, deux heures après que les Allemands ont évacué le bourg ; les cloches sonnent, tandis que les Normands distribuent fruits, cidre et calvados à leurs libérateurs. Le 7th Battalion The Somerset Light Infantry atteint la Ferté et La Lande-Saint-Siméon
Libération de Durcet et de ses environs

Les journées du 17 et 18 Aout 1944 furent le théatre de combats pour la libération de notre région et de notre commune de Durcet par les troupes anglaises.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Berjou / Cahan

Lors de la bataille de Normandie pendant l'été 1944, les hauteurs de Berjou et de la commune voisine de Cahan sont données comme objectifs à la 214e brigade de la 43rd Wessex Division. Les combats commencent le 15 août à 17 h 30 lors de la traversée du Noireau et dans les bois sur les pentes. Ils se déroulent toute la journée du 16 sur les hauteurs avec l'appui des chars Sherman du Sherwood Rangers Yeomanry (en) de la 8e brigade blindée britannique.
 
Entre 1 600 et 2 200 civils trouvent abri dans le tunnel des Gouttes pendant les combats et les jours qui les ont précédés. Cet épisode marque pour les deux unités britanniques la fin de la bataille de Normandie et prennent dans les hameaux alentour une pause de quelques jours avant de s'élancer vers la Seine et la Belgique.
 
Le bilan des tués est estimé à plus de cinquante Britanniques dans les quatre bataillons engagés (1st Worcesters Regiment, 5th Duke of Cornwall Light Infantry, 7th Somerset Light Infantry, Sherwood Rangers Yeomanry), plus du double (voire triple, sans source disponible) pour les groupes de combats allemands (soldats appartenant à la 276e div. d'infanterie et à la 3e div. parachutiste) et environ une trentaine de civils, y compris des communes environnantes, à cause des mitraillages et autres tirs d'artillerie. Plusieurs milliers d'impacts d'obus de tout calibre ont marqué les deux communes où se sont déroulés les combats ; le bourg de Berjou est fortement détruit.
 
Cette bataille a fait l'objet de commémorations avec les vétérans britanniques au monument aux morts de la commune en 1994, 2004 et 2014. Un musée leur est dédié à Berjou.
 
 
 
Le tunnel des gouttes est réputé pour avoir abrité le train spécial « Sonderzug Asien » d'Hermann Goering, probablement au printemps 1941, à l'occasion d'une réunion de généraux allemands. Durant l'été 1944 il a accueilli près de 1 200 réfugiés des environs pendant la bataille qui conduisit à l'encerclement de la 7e armée allemande dans la poche de Falaise. La voie Caen-Flers s'est trouvée sur la ligne de front du 7 au 17 août 1944.
 

Le musée de Berjou

 
En juin et juillet 1944, le bourg de Thury-Harcourt est bombardé à plusieurs reprises par les alliés, ce qui le détruit à environ 75 % .
Au début du mois d'août 1944, l'armée allemande, acculée par la supériorité aérienne et logistique des alliés, tente une contre attaque à Mortain. Cette contre attaque s'avère un échec, ce qui amène les unités allemandes engagées, à se replier sur l'Orne, devenue la limite occidentale des positions allemandes. Le 10 août, les unités allemandes prennent position à Thury-Harcourt et aux alentours, afin de tenir les ponts sur l'Orne, rivière qui longe le bourg et traverse le parc du château. Le 13 août, au terme de combats acharnés, qui voient la mort de 261 soldats alliés, les Allemands amorcent leur retraite vers ce qui deviendra, plus à l'Est, la Poche de Falaise.
Avant leur départ, ils incendient le château, peu touché par les bombardements et les combats, et qui brûle entièrement.
La Flèche, dans la Sarthe est la ville marraine de guerre 1939-1945 de Thury-Harcourt , qui est reconstruite dans les années 1950 .

Saint Vigor des Mézerets

Libération le 15 août par la 43è Division d'Infanterie du Wessex, major-general Thomas (30è corps de la 2è Armée Britannique, lieutenant-general Brian Gwyne Horrocks), soit 8 jours après le Mont-Pinçon et 2 jours avant Condé.
Pour mémoire, la prise du Mont-Pinçon (du 6 au 7 août) fait partie de l'opération BlueCoat. Après ce succès l'avance des Anglais fut stoppée à St-Jean-le-Blanc et sur les hauteurs de la Druance avant d'arriver à St-Vigor. Au cours de ces combats, 3 maisons furent détruites, 1 obus tomba sur le toit de l'église côté nord et 1 autre sur la "petite école", avec quelques dégâts également sur les habitations voisines, destruction des 2 ponts sur la Druance, traces nombreuses de bombardement un peu partout.
4 victimes civiles de la commune furent à déplorer durant cette période de la libération (3 à St-Vigor et 1 dans l'Orne). Des victimes aussi côté allemand lors de mitraillages aériens sur leurs véhicules.
Avant ce 15 août la commune était englobée à l'intérieur du front constituant la poche de Falaise qui sera fermée le 20. Le 5 août, la population était partie en exode vers le sud.
Réfugiés : comme dans de nombreuses communes françaises, dès le début de la guerre en 1940, des réfugiés s'établirent à St-Vigor et d'autres arrivèrent également après le débarquement du 6 juin 44 suite aux destructions des villes. Tous furent contraints à l'exode du mois d'août. Ces réfugiés gardèrent toujours des liens étroits avec les habitants après leur retour dans leurs foyers d'origine.