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La Suisse Normande
Un avant goût de montagne
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Char américain à l'ancienne fromagerie de Berjou
 
 
 
 
 
 
 

Pont Huan

 

Saint Vigor des Mézerets

Libération le 15 août par la 43è Division d'Infanterie du Wessex, major-general Thomas (30è corps de la 2è Armée Britannique, lieutenant-general Brian Gwyne Horrocks), soit 8 jours après le Mont-Pinçon et 2 jours avant Condé.
Pour mémoire, la prise du Mont-Pinçon (du 6 au 7 août) fait partie de l'opération BlueCoat. Après ce succès l'avance des Anglais fut stoppée à St-Jean-le-Blanc et sur les hauteurs de la Druance avant d'arriver à St-Vigor. Au cours de ces combats, 3 maisons furent détruites, 1 obus tomba sur le toit de l'église côté nord et 1 autre sur la "petite école", avec quelques dégâts également sur les habitations voisines, destruction des 2 ponts sur la Druance, traces nombreuses de bombardement un peu partout.
4 victimes civiles de la commune furent à déplorer durant cette période de la libération (3 à St-Vigor et 1 dans l'Orne). Des victimes aussi côté allemand lors de mitraillages aériens sur leurs véhicules.
Avant ce 15 août la commune était englobée à l'intérieur du front constituant la poche de Falaise qui sera fermée le 20. Le 5 août, la population était partie en exode vers le sud.
Réfugiés : comme dans de nombreuses communes françaises, dès le début de la guerre en 1940, des réfugiés s'établirent à St-Vigor et d'autres arrivèrent également après le débarquement du 6 juin 44 suite aux destructions des villes. Tous furent contraints à l'exode du mois d'août. Ces réfugiés gardèrent toujours des liens étroits avec les habitants après leur retour dans leurs foyers d'origine.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Berjou / Cahan

Lors de la bataille de Normandie pendant l'été 1944, les hauteurs de Berjou et de la commune voisine de Cahan sont données comme objectifs à la 214e brigade de la 43rd Wessex Division. Les combats commencent le 15 août à 17 h 30 lors de la traversée du Noireau et dans les bois sur les pentes. Ils se déroulent toute la journée du 16 sur les hauteurs avec l'appui des chars Sherman du Sherwood Rangers Yeomanry (en) de la 8e brigade blindée britannique.
 
Entre 1 600 et 2 200 civils trouvent abri dans le tunnel des Gouttes pendant les combats et les jours qui les ont précédés. Cet épisode marque pour les deux unités britanniques la fin de la bataille de Normandie et prennent dans les hameaux alentour une pause de quelques jours avant de s'élancer vers la Seine et la Belgique.
 
Le bilan des tués est estimé à plus de cinquante Britanniques dans les quatre bataillons engagés (1st Worcesters Regiment, 5th Duke of Cornwall Light Infantry, 7th Somerset Light Infantry, Sherwood Rangers Yeomanry), plus du double (voire triple, sans source disponible) pour les groupes de combats allemands (soldats appartenant à la 276e div. d'infanterie et à la 3e div. parachutiste) et environ une trentaine de civils, y compris des communes environnantes, à cause des mitraillages et autres tirs d'artillerie. Plusieurs milliers d'impacts d'obus de tout calibre ont marqué les deux communes où se sont déroulés les combats ; le bourg de Berjou est fortement détruit.
 
Cette bataille a fait l'objet de commémorations avec les vétérans britanniques au monument aux morts de la commune en 1994, 2004 et 2014. Un musée leur est dédié à Berjou.
 
 
 
Le tunnel des gouttes est réputé pour avoir abrité le train spécial « Sonderzug Asien » d'Hermann Goering, probablement au printemps 1941, à l'occasion d'une réunion de généraux allemands. Durant l'été 1944 il a accueilli près de 1 200 réfugiés des environs pendant la bataille qui conduisit à l'encerclement de la 7e armée allemande dans la poche de Falaise. La voie Caen-Flers s'est trouvée sur la ligne de front du 7 au 17 août 1944.